Hausse du nombre de loyers impayés en France

Crise, chômage, ruptures familiales… En deux ans, le nombre de foyers en HLM n’ayant pas payé leur loyer durant 3 mois a fortement augmenté. Pour certains, la quittance mensuelle est supérieure au salaire.
La proportion de loyers considérés comme impayés (plus de 3 mensualités de retard de paiement) est ainsi passée de 5.4% fin 2008 à 6.7 fin 2010. Soit au total près de 300.000 personnes concernées. Une tendance quasiment similaire dans le parc privé sur la même période.
“Source RMC.FR le08/09/2011″

Garantie de loyers impayés et auto-entrepreneur.

Le chiffre d’affaire d’un auto-entrepreneur est au maximum de :

  • 81 500 euros HT (80 300 en 2010) pour une activité de vente de marchandises, d’objets, de fournitures, de denrées à emporter ou à consommer sur place ou une activité de fourniture de logement,
  • 32 600 euros HT (32 400 en 2010) pour les prestations de services relevant de la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) ou des bénéfices non commerciaux (BNC).

Si pour ce dernier cas, il est relativement aisé de calculer le revenu annuel de l’auto-entrepreneur (CA dans la limite de 32.600€- forfait fiscal & social), le calcul dans le cas de vente de marchandises est lui beaucoup plus complexe.

D’où la difficulté de justifier de son revenu et par conséquent de trouver un logement en location… ou pour un copropriétaire bailleur de s’assurer en cas de loyers impayés même en GRL.

CT

La GURL 2010.

La nouvelle version de la GURL (Garantie Universelle des Risques Locatifs) est un contrat d’assurance privée dont une partie du risque est compensée financièrement par Action Logement (ex 1%logement) et l’Etat.

La GURL peut faciliter l’accès au logement de certains locataires (intérimaires, CDD, jeunes ménages à revenus modestes…). C’est une réponse adaptée à la réalité sociale et économique des bailleurs et des locataires.

+ d’info.

Le sujet complexe des travaux en copropriété.

  1. 1.          Un processus lourd et fastidieux

Décider de faire des travaux dans une copropriété est compliqué pour plusieurs raisons :

  • Il s’agit de sujets souvent techniquement complexes où de nombreux acteurs sont sollicités et plusieurs avis peuvent être émis,
  • la nécessité d’entretenir le patrimoine se fait de plus en plus pressante alors que les coûts d’une intervention sont croissants,
  • Les plannings des entreprises sont souvent surchargés et les devis sont particulièrement difficiles à obtenir,
  • La décision doit être prise en AG alors que les objectifs de chaque copropriétaire peuvent être divergents. 
  1. 2.          Le lancement des travaux

Une fois que la décision a été prise par l’AG, un délai de carence de 2 mois, pendant lequel un copropriétaire peut s’opposer à une décision, doit s’écouler. Les travaux sont lancés à son issue, à condition que des contraintes extérieures n’apparaissent pas (principalement climatiques) et surtout, que les 1ers appels de fonds, émis par le syndic, aient été honorés par les copropriétaires, afin de lui permettre de payer les premiers acomptes demandés par les entreprises.

  1. 3.          Le suivi des travaux

Durant la vie du chantier, plusieurs réunions ont lieu entre les différents acteurs afin de constater l’avancée des travaux, les points inattendus à traiter, les solutions possibles, etc … Elles se composent de représentants du maître d’ouvrage (le Syndicat des Copropriétaires), du maître d’ouvrage délégué (le gestionnaire ou le responsable du service travaux),  de l’architecte et / ou du maître d’œuvre et des entreprises chargées des travaux. Un compte-rendu est fait afin d’aborder les différents points vus lors de la réunion et constater leur traitement dans le temps. Ces réunions permettent également de payer les différents acomptes aux entreprises, toujours dès lors que les appels de fonds aient été, eux-mêmes, honorés par les copropriétaires. 

  1. 4.          La réception des travaux

A la fin des travaux, une dernière réunion est organisée afin de lever les réserves éventuelles et de procéder à la signature du procés-verbal de réception de chantier. Ce dernier permettra de procéder au décompte travaux nécessaire au paiement des dernières tranches aux entreprises. Un solde est toujours conservé dans le cadre d’une garantie de parfait achèvement.

  1. 5.          Quelques définitions utiles à connaître
    1. a.     Garantie décennale et assurance dommage-ouvrage : les travaux, reprenant dans sa totalité l’ouvrage, font l’objet d’une garantie décennale de la part de l’entrepreneur qui, selon les termes de l’article 1792 du Code Civil, protège, pendant les 10 années qui suivent la réception définitive des travaux, le maître d’ouvrage contre les vices, malfaçons et non-conformités qui compromettent la solidité et l’étanchéité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Mais le maître d’ouvrage a néanmoins également l’obligation de contracter une assurance « dommage-ouvrage » pour tous les désordres relevant de la garantie décennale. Son but est de pouvoir obtenir une réparation sans attendre l’issue d’une procédure judiciaire sur les responsabilités des uns ou des autres, l’assureur dommage-ouvrage se retournant par la suite contre le véritable fautif.
    2. b.     Garantie de parfait achèvement : les entrepreneurs sont légalement tenus (Art L111-19 du Code de la Construction)  de fournir une garantie de parfait achèvement d’une durée d’un an à compter de la date de réception définitive des travaux. En cas d’inexécution malgré une mise en demeure restée infructueuse, les travaux peuvent alors être exécutés aux frais et risques de l’entrepreneur défaillant (article 1792-6 du code civil)
    3. c.     Garantie biennale : Cette garantie légale prévue à l’article 1792-3 du Code Civil oblige l’entrepreneur à garantir les éléments d’équipements dissociables du gros-œuvre tels que peintures, canalisations, radiateurs, appareils sanitaires, volets, fenêtres, revêtements de toutes sortes, etc.. 
    4. d.     Coordonateur de Santé et de Protection de la Sécurité (CSPS) : le recours à cet acteur est  obligatoire, sous peine de sanction pénale, pour les travaux entraînant la co-activité de plusieurs entreprises sur un même site. Sa mission est de prévenir tout au long de l’opération les différents risques d’accidents ou de maladies, définir des mesures de prévention et contrôler leur bonne exécution.

DES QUESTIONS SUR DES TRAVAUX DANS VOTRE COPROPRIETE : PARLEZ-EN AVEC VOTRE GESTIONNAIRE

Astuce concernant la GLI/GRL

Vous êtes propriétaire ou copropriétaire d’un bien en location, votre locataire est en place depuis plus de 6 mois sans incident de paiement et vous souhaitez vous garantir contre le risque d’impayés ?
Aucun souci. Vous pouvez aussi bien souscrire à la GLI (garantie des loyers impayés) qu’à la GRL (garantie des risques locatifs).

 En effet, après une période probatoire de 6 mois vous aurez accès aux deux contrats d’assurance. Alors lequel choisir ?
> Le taux du GLI sera plus intéressant que la GRL étendue, la gestion des sinistres est simplifiée mais vous ne serez pas garanti pendant les 3ers mois de votre contrat.
> Le taux de la GRL est légèrment supérieur (3.25% du loyer annuel charges comprises), la gestion des sinistres est un peu plus compliquée (bien qu’une ligne téléphonique dédiée soit à votre service) mais vous aurez une garantie immédiate.

A vous de choisir…